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dans notre auditorium |
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ARPEGE référence, ARIA et OPERA référence en ampli. TEMPO 2.6 et MAESTRO 2 en convertisseur Numérique Analogique.
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Historique de la compagnie |
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La marque Audiomat est née en 1986, créée par deux frères, Denis et Norbert Clarisse. Denis est ingénieur informaticien, et conçoit tous les schémas et circuits utilisés. Norbert est diplômé Sciences-Po et Sociologie, et coordonne l'ensemble (gestion fournisseurs et clients, communication, production et sous-traitance). Au départ, Norbert était passionné de Musique, Denis de BF. Leurs premières réalisations privées ont donné de tels résultats à l'écoute que fut prise la décision de les commercialiser. Le premier ampli Audiomat fut un ampli stéréo OTL, de 2 x 20 watts, avec 16 tubes triodes 6AS7G. Le schéma était déjà original: deux étages seulement, aucune contre-réaction, pure classe A, 50 kg ! En 2000, la demande sur le marché Nord-Américain augmenta au point qu'Audiomat France, qui refuse de perdre son prinicpe artisanal, demanda à Mutine de lancer une fabrication au Canada. Deux ans de préparation plus tard, Mutine démarrait la production des amplificateurs pour tous les marchés non européens. Ainsi, jusqu'à la semi-retraite de Pascal en 2008, Mutine a fabriqué les amplificateurs et le Phono 1.5 dans son unité de Blainville.
Les produits
1986: création d'un amplificateur OTL. 1987: le Prélude, amplificateur intégré à tubes 2 x 30 w. 1993: le Tempo 1, premier convertisseur à transistors de la marque. 1994: le Solfège, amplificateur intégré à tubes 2 x 50 w. 1995: le Tempo 2, convertisseur à transistors haut de gamme. 1996: l'Opus, préamplificateur à tubes haut de gamme et le Duo, amplificateur à tubes haut de gamme 2 x 50 w. 1997: le Tango 2, convertisseur à transistors d'entrée de gamme. 1998: l'Arpège, amplificateur intégré à tubes 2 x 30 w d'entrée de gamme utilisant les circuits et les composants internes du Prélude. 1998: le Phono 1, préamplificateur phono MM et MC abordable. 1999: le Prélude Référence, version télécommandée et améliorée du Prélude (alimentation de puissance augmentée, composants très haut de gamme, capot alu). 1999: le Solfège Référence, version télécommandée et améliorée du Solfège (alimentation de puissance augmentée, composants très haut de gamme, capot alu). 1999: le Tango 2.5, version 24 bits - 96 kHz du Tango 2. 2000: le Tempo 2.5, version 24 bits - 96 kHz du Tempo 2 Évolution. 2000: le Maestro, convertisseur 24 bits - 96 kHz de très haut de gamme. 2001: l'Arpège Référence, une version très améliorée du fameux Arpège. 2002: le Phono 1.5, préamplificateur phono MM et MC de haut de gamme. 2003: le Prélude Référence Mk2, version améliorée du Prélude Référence. 2003: l'Opéra, amplificateur intégré à tubes 2 x 30 w de haut de gamme. 2004: le Récital, amplificateur intégré à tubes 2 x 80 w de très haut de gamme. 2007: le Prélude Référence 20, pour célébrer les 20 ans du premier Prélude. 2007: l'Opéra Référence, version améliorée de l'Opéra. 2007: le Maestro Référence, convertisseur N/A 24 bits - 192 kHz de référence. 2008: le Maestro 2, convertisseur N/A 24 bits - 192 kHz, remplaçant du Maestro. 2009: le Phono 1.6, préamplificateur phono MM et MC de haut de gamme, remplaçant du Phono 1.5. 2009: le Tempo 2.6, convertisseur N/A 24 bits - 192 kHz, remplaçant du Tempo 2.5. 2009: l'Arpège Référence 10, amplificateur intégré à tubes 2 x 30 w d'entrée de gamme, remplaçant de l'Arpège Référence... et célébrant les 10 ans de celui-ci.
La presse
Tout au long de l'histoire de la compagnie, les produits Audiomat ont reçu d'innombrables récompenses et médailles.Il suffit de mentionner le fait (rarissime) que tous les appareils reçoivent auprès de tous les magazines des notes supérieures, voire maximales, dans tous les paramètres considérés: musicalité, performances, fabrication, fiabilité, et ce dans tous les pays où ils ont été testés. Plusieurs journalistes se sont équipés en Audiomat pour leur système personnel, le Tempo 2 fut classé avec des appareils coûtant jusqu'à cinq fois son prix (La Nouvelle Revue du Son), une revue allemande a placé le Solfège en tête de tous les intégrés testés avec une note de 100/100 (!), une revue vénérée des mélomanes comme Le Monde de la Musique a décerné par quatre fois déjà le titre "Choc de l'année" aux Audiomat Prélude (1995), Solfège (1997), Tempo 2 Évolution (1998) et Arpège (1999).
Aussi bien les testeurs que les audiophiles et mélomanes ont été enchantés par la pure musicalité et la magie des produits Audiomat. Cette "magie" se réfère à la capacité des Audiomat à communiquer de façon naturelle les émotions et la passion du concert original. Ceci défini la qualité des Audiomat et est ce qui les place en marge des autres marques.
"Depuis près de quinze ans, Audiomat cimente lentement mais sûrement une réputation immaculée. Il suffit de parler avec des propriétaires d'Audiomat pour comprendre l'engouement engendré par cette marque française. Pas de problèmes de SAV, pas d'appareils en occasion, des clients heureux, bref, le bonheur..." Haute Fidélité Juillet - Août 2003, France
Depuis l'introduction d'Audiomat en Amérique du Nord en 1996, le Phono 1 a été considéré par UHF (Ultra High Fidelity, Montréal) comme dépassant leur référence, le Phono 1.5 puis récemment le Phono 1.6 sont devenus leur préamplificateur phono de Référence, adopté dans leurs systèmes, l'Arpège a été classé "Big-time best buy" par le magazine Internet Soundstage! et "le plus musical des intégrés" par Listener Magazine, l'Opéra et le Récital ont fait la couverture du magazine UHF, et plusieurs journalistes ont acheté des Audiomat pour leur propre système ! La qualité des Audiomat est telle que plusieurs journalistes ont cessé de tester des autres électroniques, ne pouvant plus leur trouver suffisament de qualités ! Audiomat équipe des studios professionnels (un Tempo et un Solfège ont notamment servi au monitoring final de la création de la bande-son du film Farinelli), et s'est tranquillement fait une réputation mondiale pour la musicalité, la fiabilité et l'exceptionnelle longévité de ses produits.
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Philosophie de la compagnie |
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Philosophie de la compagnie
La marque Audiomat présente plusieurs aspects devenus très rares, voire uniques dans le monde de la Haute-Fidélité.
Née en 1986, elle a conservé intacts ses principes directeurs tout au long de son existence.
Ces principes sont:
- Une maîtrise technologique exceptionnelle, mais tempérée par un "bon sens" permanent, afin de ne pas tomber dans le piège de "la technique pour la technique". N'étant pas orientée "marketing", la marque n'est pas friande des annonces spectaculaires, mais se fonde sur un savoir-faire perfectionné jour après jour, année après année. - Une référence à l'écoute des prototypes pour toutes les décisions. Comme le savent les initiés, les instruments de mesure ne valent pas l'oreille pour juger des performances finale d'un produit.
- Une absence totale de parti pris concernant les technologies et les approches, ce qui explique pourquoi Audiomat a sorti des produits de référence mondiale aussi bien en analogique qu'en digital, à tubes ou à transistors, en maillons intégrés ou en maillons séparés.
- Une humilité permanente, qui donne une ouverture d'esprit totalement dénuée d'arrogance.
- Un goût inné pour la simplicité; par exemple, leurs amplificateurs intégrés de base utilisent depuis le début un circuit d'ajustement automatique, et des tubes courants, très abordables, employés bien en-dessous de leur puissance maximale; résultat: une durée de vie des tubes hors normes, un coût de remplacement très bas, une sûreté d'approvisionnement assurée, et une simplicité totale d'installation.
- Un perfectionnisme absolu, qui se traduit par ce souci du détail qui frappe les connaisseurs à l'examen d'un produit Audiomat.
- Une patience à toute épreuve, surtout à notre époque caractérisée par des produits bâclés rapidement pour gagner de l'argent facile; les évolutions successives d'un modèles se font à un rythme très lent; Audiomat étudie ses produits des années avant de les lancer, le "record" à ce jour ayant été le choix d'une résistance dans le filtre de sortie du convertisseur Maestro, choix qui a prix... six mois d'écoutes et de réflexions.
- Corollaire du principe précédent, une stabilité exceptionnelle de la gamme; il arrive chez Audiomat de voir dix ans s'écouler entre deux versions d'un modèle ! Le Prélude, qui est le modèle qui a connu "le plus" de versions, a vu le lancement de sa quatrième version au bout de... 20 ans ! Pendant ce temps, la plupart des marques en sont à leur vingtième modèle...
- La décision de rester artisanaux; Audiomat a eu l'occasion de grandir tout au long de son existence, car la demande a toujours dépassé l'offre; le seul reproche fait à la marque a toujours été les longs délais de livraison. Mais Audiomat a décidé une fois pour toute de garder le mode de fabrication artisanale qui est le sien, pour atteindre cette perfection de réalisation qui suscite l'admiration. En 2000, la demande sur le marché Nord-Américain augmenta au point qu'Audiomat France, qui refuse de perdre son prinicpe artisanal, demanda à Mutine de lancer une fabrication au Canada. Deux ans de préparation plus tard, Mutine démarrait la production des amplificateurs pour tous les marchés non européens. Créer un stock permanent a été le souci de Mutine pendant longtemps, défi relevé en 2006 seulement ! Les produits sont toujours fabriqués par une seule personne à la fois. Un Récital, par exemple, prends une semaine de montage, par un électronicien expérimenté. Il serait facile d'automatiser certaines parties du montage, mais Audiomat s'y refuse.
- Un calcul des prix en fonction des coûts de fabrication et non pas en fonction du positionnement du produit par rapport à ses concurrents, en opposition totale avec beaucoup de marques; c'est ce qui explique que les bancs d'essais fleurissent de commentaires comme "vaut trois fois son prix", "n'a pas de concurrent même au double du prix demandé", "dépasse la concurrence... à n'importe quel prix !". Depuis sa fondation, la marque est habituée à voir ses produits comparés par les journalistes ou les revendeurs avec des concurrents coûtant systématiquement... un multiple de ses prix.
C'est l'ensemble de ces facteurs qui font de chaque produit Audiomat ce qu'il est: un "classique", qui est conçu pendant des années, puis construit lentement à la main, avec passion, puis testé et écouté; tellement musical et naturel qu'il rapproche son possesseur de la Musique, tellement simple à employer et à entretenir que la technique s'efface, et tellement fiable qu'il se léguera aux enfants, puis aux petits-enfants...
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Interview Magazine Haute-Fidélité |
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Interview Magazine Haute-Fidélité "L’important, c’est le plaisir."
À l'occasion de la sortie de l'excellent convertisseur Tango 2.5, nous avons eu le plaisir de nous entretenir avec le créateur d'Audiomat, Norbert Clarisse et de revenir sur les choix et les valeurs qui en ont fait une marque authentique et incontournable.
Haute Fidélité : Quel est le véritable credo d'Audiomat ?
Norbert Clarisse : Nous sommes des artisans qui fabriquons des produits se rapprochant le plus possible d'une qualité industrielle. Par contre, nous ne sommes pas des industriels au marketing fracassant. Nous n'avons d'ailleurs pas vocation à inonder le marché, mais essentiellement à toucher les mélomanes exigeants désireux d'acquérir des produits irréprochables. Comprenez-nous, la notion d'artisanat est primordiale à nos yeux, car l'artisan veille scrupuleusement à chaque détail de sa réalisation, si infime soit-il. Il a donc une démarche totale et ne laisse rien de côté. Il fait tout pour que le produit soit pleinement abouti. Et il cherche inlassablement comment l'améliorer. Notre démarche s'inscrit donc dans la durée. C'est ce qui nous guide depuis la création d'Audiomat en 1985. Et, je ne vous ferai pas l'injure de vous préciser que sans passion, tout cela n'existerait pas.
H.F. : Comment transposez-vous cette philosophie pour fabriquer un produit comme le Tango 2.5 ?
N.C. : C'est avant tout le fruit de l'expérience. Par rapport au prix de revient, par exemple, c'est dix ans d'essais, de changements de fournisseurs, de développements et d'améliorations des circuits. Puis vient la phase de l'optimisation, soit par la qualité des composants, soit par des réglages ultra-fins, ultra-précis. Par exemple, le réglage de la polarisation des transistors de sortie. On a passé des jours sur ce réglage, parce que le plus petit changement s'entend. Idem pour le réglage du taux de contre-réaction sur les amplificateurs. On règle ça au quart de décibel, tout en tenant compte de la disparité des gains entre tubes, mais aussi de l'évolution du gain des tubes. Comme un tube neuf a un gain plus faible qu'un tube rodé, on en tient compte dans le réglage.
H.F. : Pourquoi certains de vos appareils sont-ils à tubes (les amplificateurs) et d'autres à transistors (les convertisseurs) ?
N.C. : Notre position est très simple: utiliser la bonne technologie au bon endroit. Pour prendre un exemple, faire un convertisseur à tubes réellement performant à un prix accessible, nous, on ne sait pas faire. Rajouter un étage à tubes derrière un convertisseur classique est pour nous un non-sens. Tout simplement parce que c'est un étage supplémentaire qui va avoir deux conséquences directes: d'abord la perte d'informations et ensuite le rajout d'une coloration "typée tube" plus ou moins agréable sur tous les disques. Pour nous, un convertisseur à tubes ce n'est pas cela. C'est un schéma spécifique à tubes développé pour un étage de sortie d'un convertisseur. Je ne vous cache pas que ce projet est dans nos cartons, mais cela coûtera plus cher que le convertisseur classique à transistors. En matière d'amplis, nous avons fait des tentatives "tout transistor", mais par rapport à un Prélude ou à un Solfège, il manque ce petit supplément d'âme qui fait la différence, ce côté vivant du tube bien maîtrisé. Nous ne sommés pas du tout partis, il y a quinze ans, avec le parti pris que le tube est meilleur, que les anciens ont tout compris et qu'il faut faire les choses à l'ancienne. Nous ne sommes pas des accrocs du tube. Nous détestons le son tube caricatural, rond, sans extrême grave ni extrême aigu et chaleureux à l'excès. Avec un Solfège Référence, par exemple, la dynamique est répartie sur tout le spectre, contrairement à certains "transistors" qui concentrent tout dans le médium. Même en termes de détails et de transparence, le Solfège Référence va très loin. Un "transistor" demande souvent de gros moyens pour bien fonctionner. A prix égal, un tube a plus de chance de mieux fonctionner.
H.F. : Contrairement à ce que disent certains, le tube ne serait donc pas une technologie totalement dépassée ?
N.C. : Non, pas le moins du monde. Tout dépend de la manière dont on utilise la technologie. L'évolution des composants et l'amélioration de notre schéma nous ont ouvert des perspectives sur la réalisation des amplis à tubes. Ainsi, avec la qualité d'alimentation, l'absence totale de contre réaction et le travail mécanique que l'on réalise sur nos amplificateurs, on arrive à la transparence des meilleurs "transistors", tout en conservant la fluidité et la richesse harmonique du tube.
H.F. : Comment articulez-vous la gamme Audiomat ?
N.C. : Très simplement, les écarts de prix entre les appareils sont toujours justifiés par les écarts en musicalité. C'est le principe de la sphère. Au fur et à mesure que l'on monte en gamme, la sphère grandit. Tous les paramètres vont plus loin.
H.F. : L'attention au détail chez Audiomat frise l’obsession ?
N.C. : Ces détails sont le fruit de notre expérience. Tous ces petits détails s'entendent. Mais d'autant plus que le schéma a évolué, que la mise en oeuvre est maîtrisée et que le produit est mature. Il nous faut toujours tout remettre en question. Le bon réglage à un moment donné, sur un appareil donné n'est pas forcément le bon réglage un an plus tard. II faut tenir compte de l'évolution, tout réécouter.
H.F. : Le schéma de base est le même depuis le début ?
N.C. : Oui, depuis 1985. Le schéma original a été créé il y a quinze ans par Denis Clarisse, mon frère, le designer de tous les produits Audiomat. C'est un schéma très particulier qui nous est propre et que nous affinons régulièrement avec l'avancée de la technologie et des composants.
H.F. : Prenez-vous certaines précautions particulières ?
N.C. : Tous les circuits sont nettoyés individuellement. Cela signifie donc que l'on gratte toutes les soudures, ainsi la moindre soudure sèche est automatiquement détectée bien avant le montage. Tous les composants sont montés à la main. Les circuits sont conçus en CAO, mais intègrent toutes les normes de sécurité (CE, etc..). Nous faisons également en sorte de travailler avec les meilleurs sous-traitants, ce qui s'avère loin d'être facile. Aujourd'hui, nous travaillons avec un tôlier très consciencieux. Il va jusqu'à intégrer l'épaisseur de la peinture lorsqu'il effectue le pliage des châssis. Il travaille à moins d'un dixième de précision. De plus, c'est sur ses conseils que nous utilisons une peinture Siemens amortissante développée en Allemagne pour les consoles professionnelles. Tous les dispositifs particuliers que présentent les appareils participent à la qualité du son. Ainsi tous nos appareils sont équipés de cônes vissés directement sur le châssis. Même l'angle du cône a des influences sur l'écoute. Au début on utilisait de l'acier, aujourd'hui, du laiton. Sur les convertisseurs, les transformateurs toriques sont fixés sur l'axe du cône pour un écoulement optimal des vibrations. A chaque fois c'est un petit plus en dynamique. Le capot en aluminium, c'est très joli, mais cela donne aussi un aigu un peu plus lumineux qu'un capot en acier qui donne une petite dureté dans le haut du spectre. En outre les composants réagissent différemment au même traitement. C'est pourquoi on se livre toujours à des essais. De toute façon, tout s'entend. Et chacun se positionne différemment vis-à-vis de ces phénomènes.
H.F. : Vous voulez dire qu'il y a des écoles différentes ?
N.C. : Absolument. Certains considèrent que la seule chose qui s'entend, c'est la mise en oeuvre mécanique. D'autres pensent que ce sont les alimentations. Nous pensons, pour notre part, qu'il est essentiel à la base d'avoir un bon circuit. Sans bon circuit, on est limité et on passe son temps à faire des compensations de défauts. La recherche de la neutralité passe par le refus de la compensation, autant que faire se peut. Nous ne sommes pas du tout convaincus que les tubes ont un son propre. C'est le schéma utilisé qui leur donne une sonorité spécifique. D'ailleurs deux amplis dotés des mêmes tubes peuvent sonner de façon radicalement différente.
H.F. : Comment expliquez-vous le bond en performances d'un Tango 2.5 par rapport à son prédécesseur ? Est-ce lié à l'adoption du standard 24 bits/96 kHz ?
N.C. : Lorsque l'on écoute un disque compact normal (16 bits/44.1 kHz), le standard 24 bits/96 kHz en lui-même n'y est pas pour grand-chose. Par contre, ce que les gens ne savent pas, c'est que, pour satisfaire au cahier des charges du standard 24 bits/96 kHz, les fabricants de composants électroniques ont dû améliorer les performances de leurs composants. Juste un exemple: pour annoncer une compatibilité 24 bits, Burr-Brown a été obligé d'améliorer le rapport signal/bruit de ses convertisseurs. On est passé ainsi de 120 à 130 dB. Mais, pour améliorer ce rapport signal/bruit, ils ont été obligés de diviser par dix le taux de distorsion. Donc ce cahier des charges 24/96 a imposé des composants plus performants. Et ce sont ces derniers qui font la différence et non pas le standard 24/96 en lui-même. A part cela, le Tango 2.5 utilise un étage d'entrée numérique ultra rapide qui fait la différence au niveau du Jitter. Ce dernier est considérablement réduit. Et je ne vous parle pas de l'optimisation à l'écoute de la carte analogique qui nous a pris plus de quatre mois.
H.F. : Finissons en beauté, quels vont être les prochaines sorties ?
N.C. : En matière de convertisseurs, bientôt arriveront le Tempo 2.5 et le Maestro, deux produits de haut de gamme. Le Maestro utilise quatre dacs 1704 K, une carte analogique dotée d'un circuit Téflon, pratiquement un (!) Farad en alimentation, un traitement mécanique de course (alu/plomb/laiton/plomb/alu), une sortie analogique symétrique. Nous devons aussi sortir un gros intégré à tubes équipé de huit tubes EL34 qui développera 70 watts par canal. Ensuite, nous sortirons le préampli référencé Opus 2 et des blocs mono 90 watts, puis 180 watts... Bref, beaucoup de travail en perspective et de très bonnes surprises à l'écoute. C'est tout cela qui entretient la passion.
PROPOS RECUEILLIS PAR LAURENT THORIN
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SITE CONSTRUCTEUR
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Audiomat Fan Club
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Jean Marie Reynaud Primaluna
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